La continuité écologique

Environ 200 ouvrages transversaux sont recensés sur les Usses et leurs affluents.

Parmi ces ouvrages de type seuils, barrages ou passages à gué, certains empêchent la remontée des poissons vers l’amont ainsi que le transit sédimentaire vers l’aval.

Le classement en liste 2 du cours d’eau impose que les ouvrages faisant obstacle à la continuité écologique, soient aménagés de façon à répondre à ces enjeux.

Pour comprendre le classement des cours d'eau en France, rendez-vous ici!

 

Lors de la rédaction du Contrat de Rivières des Usses, les ouvrages prioritaires ont été identifiés et le SMECRU mène aujourd’hui les études et les travaux pour restaurer la continuité piscicole et sédimentaire. Découvrez nos projets en parcourant notre carte interactive.

 

Et parce que les images parlent parfois plus que les mots :

 

 

Redonnons libre cours à nos rivières

La dynamique sédimentaire

Au fil du temps, les formes d’une rivière évoluent, c’est un fonctionnement naturel. Lors d’une crue, une rivière se déplace, les berges sont érodées et les sédiments transportés, remaniés puis redéposés : on parle de dynamique fluviale.

Particulièrement flagrante pour le cours d’eau des Grandes Usses, cette notion de dynamique a été contrainte par les activités humaines : protections de berges, seuils, extraction des sédiments….

Les conséquences de ces perturbations ont engendré principalement à la création du phénomène d’incision : le lit de la rivière s’enfonce et cette incision progresse à l’aval et à l’amont.

Pour répondre à ce dysfonctionnement, le SMECRU a engagé un Plan de Gestion des Matériaux Solides (2016-2018) avec l’objectif de restaurer une dynamique sédimentaire efficace. L’idée générale est de donner un coup de pouce à la rivière pour lui permettre de réajuster sa dynamique naturelle et qu’elle façonne son lit au gré des crues.

Voir les linéaires de restauration sur le bassin versant

 

 

 

L’aménagement d’abreuvoirs pour le bétail

L’accès du bétail aux cours d’eau pour son abreuvement ou pour le franchissement du cours d’eau est particulièrement impactant sur les milieux aquatiques. Il provoque un élargissement du lit qui contribue, sur les petits cours d’eau, à la dégradation et à la banalisation des habitats piscicoles et au réchauffement des eaux. Il concourt également au colmatage des fonds ainsi qu’à la dégradation de la qualité physico-chimique des eaux (déjections).

Les écrevisses à pattes blanches sont particulièrement sensibles au piétinement, d’autant plus que leurs habitats correspondent aux petits cours d’eau de tête de bassin.

A partir de ce constat le Syndicat de Rivières a entamé l’aménagement de diverses zones d’abreuvements. A ce jour 5 zones ont été aménagées : un bac gravitaire (Cernex), une pompe à museau (Savigny), trois descentes empierrées (Cruseilles). A chaque fois, le cours d’eau concerné a été mis en défens par la pose de clôtures.

Ces aménagements ont été réalisés avec le soutien technique de la Chambre d’agriculture Savoie Mont-Blanc, ainsi qu’avec le soutien financier de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (40%), du Conseil départemental de la Haute-Savoie (40%) et des collectivités membres du SMECRU (20%).

Illustration SMECRU