Morphologie et Transit sédimentaire

Sur les Usses, deux secteurs de mobilité sont repérés. L’un situé à l’aval de Mons jusqu’à la confluence est fonctionnel et possède une grande valeur patrimoniale (Natura 2000 « Les Usses » FR8201718). Le second situé au niveau de la confluence avec les Petites-Usses est fortement dégradé. En effet, le lit des Usses est chenalisé et incisé sur ce secteur, conséquence directe des extractions passées. Ces phénomènes sont accentués par un stock sédimentaire faible sur le bassin.

De plus, l’évolution de la dynamique fluviale révèle une nette diminution de la largeur de la bande active sur l’ensemble du cours. Cette diminution tend notamment à déconnecter les milieux annexes, à augmenter les vitesses d’écoulement et donc la violence des crues.

Enfin, il est recensé un grand nombre d’aménagements, notamment en raison de la proximité de la route sur presque tout le linéaire des Usses, parfois dans un état de dégradation avancée (protection de berge ; seuil) et pouvant  perturber la dynamique fluviale et la continuité écologique.

Un espace de bon fonctionnement validé par le COPIL de l’étude Hydro-géomorphologique (collectivités, services de l’État, partenaires techniques,…) a été défini pour préserver un espace de bon fonctionnement sur la partie avale des Usses et sur les Petites-Usses.

Le Contrat de Rivières prévoit :

  • L’amélioration des connaissances
  • La restauration de la continuité biologique et la dynamique sédimentaire
  • La préservation de l’espace de bon fonctionnement

 

Qualité physique et écologique des milieux aquatiques

Le manque d’entretien des boisements de berge et du bois mort (embâcles), qui incombe aux propriétaires riverains, génère des risques pour les biens et les personnes sur certains secteurs à enjeux et dégrade la fonctionnalité des ripisylves (ombrage, épuration des eaux, maintien des berges, corridor…). En effet, il est constaté un vieillissement des peuplements ripicoles accentué par l’envahissement des renouées qui  impacte la régénération naturelle des peuplements.

Les plantes invasives représentent une réelle menace pour la préservation du patrimoine naturel sur le bassin versant des Usses et plus particulièrement les renouées qui ont déjà fortement colonisé le linéaire, entraînant une modification des groupements des végétaux et dégradant la fonctionnalité des ripisylves. D’autres plantes invasives (buddleia, balsamine de l’Himalaya, berce du Caucase) sont présentes sur le bassin versant des Usses.

Le Contrat de Rivières prévoit :

  • Restaurer et entretenir les boisements de berges
  • Sensibiliser et communiquer sur la problématique des plantes invasives

 

Zones humides

Les zones humides couvrent près de 2% du bassin versant des Usses, soit plus de 300 sites pour une superficie d’un peu plus de 600 ha. Il existe une grande diversité tant sur les milieux que sur les usages. Généralement de petites tailles (moyenne inférieure à 2 ha), elles sont reparties de manière très hétérogène sur le territoire. On note la présence de 2 secteurs de vallées alluviales le long des Usses (env. 240ha) et plusieurs grands ensembles fonctionnels, composés de nombreuses zones humides, en tête de bassin versant, qui alimentent les sources de plusieurs cours d’eau.

Malheureusement, 80% des zones humides du bassin versant présentent des signes de dégradations partielles.

Plusieurs sites bénéficient d’une protection et/ou d’une gestion (environ 10%) dans le cadre de préservation de milieux remarquables (Natura 2000, Espaces Naturels Sensibles., APPB…), cependant, les zones humides restent considérées comme des espaces synonymes de contraintes, notamment en termes d’usages agricoles et de projets d’aménagement.

Le Contrat de Rivières prévoit :

  • La préservation de toutes les zones humides du Bassin versant
  • La restauration de 18 sites prioritaires

 

Illustration SMECRU